Tourtour, Ramatuelle, Saint-Tropez, Paris, Saint-Cast : les villes qui ont marqué Bernard Buffet

Publié le : 16 décembre 20195 mins de lecture

De Paris à Tourtour, les villes importantes de la vie de Bernard Buffet

Peintre français expressionniste, Bernard Buffet a marqué l’histoire de l’art français du XXème siècle. Officier de la Légion d’honneur, certaines villes auront marqué l’histoire de sa vie, une histoire ponctuée de nombreux évènements. Retour sur le passé d’un artiste de grand talent.

 

Paris, la ville des premiers pas de l’artiste

Fils de Charles Buffet et de Blanche Colombe, Bernard Buffet est né le 10 juillet 1928 à paris dans le quartier des Batignolles, rue n° 29. Paris aura été l’une des villes de Bernard Buffet, qui ont marqué le parcours de cet artiste expressionniste français. C’est dans la Ville lumière que Buffet étudie le dessin dès 1943 en cours du soir chez M. Darfeuille, places des Vosges, après avoir été renvoyé du lycée Carnot en 1939. En décembre il entre à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il n’y resta que deux ans cependant, avant de commencer à travailler seul. Il obtient en 1945 le prix des travaux d’atelier. La même année, il perd sa mère. Son premier tableau, un autoportrait, a été exposé en 1946 aux Salons des Moins de Trente Ans à la Galerie des Beaux-Arts. Cette exposition fut un succès remarquable, pour le jeune artiste, plein de talent.

En 1947, il affirme davantage sa présence sur la scène artistique française, grâce à l’exposition de « l’homme accoudé » au salon des indépendants. C’est en décembre qu’a lieu sa première exposition présentée par Pierre Descargues, à la Librairie des Impressions d’Art, sous l’organisation de Guy Weelen et Michel Brient. Sa célèbre peinture « nature morte au poulet » a été achetée par Raymond Cogniat pour le Musée national d’art moderne de Paris.

C’est également à Paris, villes Bernard Buffet que l’expressionniste français signe un contrat d’exclusivité en 1948 avec Emmanuel David avant d’être récompensé ex aequo du prix de la critique en juin à la Galerie Saint Placide. Dans cette même galerie, il expose un mois plus tard « la Ravaudeuse de filet » au Salon d’Automne. Au nombre des villes Bernard Buffet, Paris aura été le témoin de son mariage avec Agnès Nanquette, une camarade des beaux-arts. C’était le 23 novembre 1948. Ils divorcent deux ans plus tard.

De nombreux autres évènements ont marqué la vie de Bernard Buffet à Paris. Le plus mémorable est peut-être l’ensemble de tableaux de la vie du Christ qu’il peint pour la décoration de la chapelle de Château l’Arc. 10 ans plus tard, il offrira ses tableaux au musée du Vatican, à la demande de Mgr Pasquale Macchi, archevêque italien de la prélature de Lorette et secrétaire du Pape Paul IV. Ces tableaux sont exposés dans une salle privée du Vatican.

 

De Paris à Saint-Tropez

À Saint-Tropez, villes Bernard Buffet, le peintre redécouvre l’amour quelques années après son divorce. En mai 1958, le peintre Xavier Zevaco lui présente Annabel Schwob. Ce fut le coup de foudre. Buffet quitte alors Pierre Bergé avec lequel il entretenait des relations de longue date. La même année, il épouse Annabel à Ramatuelle. En 1961, il baptise l’une de ses expositions « Trente fois Annabel Schwob ». Son œuvre connut un succès impressionnant en France et à l’étranger. À certains égards, il était le successeur de Picasso. Sa popularité grandissait au fil des ans. L’artiste était au sommet de son art.

 

De Saint-Tropez à Tourtour

Le 26 mars 1962, Virginie, la première fille de Buffet naquit. En avril 1963, Danielle aussi vit le jour. En 1964, Maurice Druon publie « Bernard Buffet ». Après l’achat de « La Vallée » à Saint-Cast, Buffet y restera pour travailler jusqu’en 1970. De 1965 à 1971, il alterne entre la Bretagne et Paris. En 1971, deux évènements majeurs ont marqué sa vie. Il s’agit en premier lieu de sa nomination comme Chevalier de Légion d’honneur, et en second lieu de la naissance de son fils Nicolas, le 13 mai. Pendant les sept années qui suivent cette distinction, Buffet habitera le Château de Villiers-le-Mahieu, qu’il a acheté. Il y resta jusqu’en 1978. 5 ans plus tôt, le 25 novembre 1973, le musée Bernard Buffet fondé par Kiichiro Okano fut inauguré à Surugadaira au Japon.